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Alexis Surre, alias The French Gentleman Farmer : « Couper son bois en toute sécurité, ce n’est pas une question de force, mais de bon matériel »
Sécurité
29.10.2026

« Couper son bois en toute sécurité, ce n’est pas une question de force, mais de bon matériel »

Faut-il être bâti comme un bûcheron pour fendre ses bûches ? « Non ! », répond sans hésiter Alexis Surre, alias The French Gentleman Farmer sur les réseaux sociaux.

Passionné de jardinage et de potager, il partage avec sa communauté son quotidien entre Paris et sa maison familiale en Normandie, où il entretient un domaine de 5 hectares. Il y coupe son bois pour se chauffer et fabriquer poulailler, niche ou abri de jardin, toujours avec ses outils Leborgne, les seuls du marché français dotés d’une surface de frappe qui supprime les éclats métalliques. Transmission, bons outils, sécurité : il nous livre sa méthode pour couper du bois.

 

Le bois tient une grande place dans votre vie. D’où vient cette passion ?

Alexis Surre : Depuis que je suis gamin ! Mon grand-père coupait du bois, puis j’allais avec mon père dans la propriété de ma grand-mère. On entretenait la forêt, on ramassait, on fendait. J’avais 5 ans et c’était déjà un bonheur pour moi : l’odeur du chêne, le feu dans la cheminée… Le bois, c’est une matière noble, vivante, qui évolue. J’aurais pu être menuisier ou ébéniste dans une autre vie !

Depuis le Covid, je passe beaucoup plus de temps dans notre maison de Normandie. Je coupe mon bois pour les cheminées et pour fabriquer tout un tas de choses. Ce n’est pas une nécessité, c’est un vrai plaisir. La maison est équipée d’une pompe à chaleur, mais quand l’énergie coûte cher, on profite du bois qu’on a : la cheminée chauffe les étages et certains soirs, on n’allume même pas le chauffage. Je cuisine aussi dans les braises, ça fait toujours moins de gaz et d’électricité !

 

Couper son bois peut faire peur, à cause de l’effort physique. Comment en faites-vous un plaisir ?

Alexis Surre : Quand on ne s’y est pas encore mis, on imagine qu’il s’agit d’une activité de malabar, de brute. Et en fait non, on peut travailler avec finesse. Ce n’est pas une question de force, c’est une question de technique et de bon matériel.

Au début, je me demandais comment les bûcherons tenaient toute la journée : au bout d’une demi-heure, j’étais épuisé ! J’ai écouté les conseils de mon père et de mon grand-père. Il faut utiliser le poids du corps, l’élan, et laisser la masse de l’outil faire le travail. Il y a quelques bases sur le mouvement, comme au tennis ou au golf, mais on les comprend tout de suite. Mon épouse n’a pas de grandes épaules, et elle y arrive très bien. Couper du bois, ce n’est pas réservé aux gens costauds. C’est faux !

« Couper du bois, on peut le faire avec finesse ! »

 

Et le rôle de l’outil dans tout ça ?

Alexis Surre : J’ai longtemps utilisé les haches de mon grand-père. Elles étaient mal équilibrées, et j’y ai gagné une tendinite au coude. L’enfer ! Aujourd’hui, je regarde d’abord la qualité de la tête : qu’elle ne se déforme pas et que je n’aie quasiment pas besoin de l’affûter. Ensuite, l’équilibrage et la prise en main. Chez Leborgne, les courbes du manche épousent la main, et ça ne casse pas, même quand j’y vais fort. Avec mon Merlin éclateur de 2,5 kg, je soulève, je laisse tomber, et ça fend sans forcer. Je peux travailler des heures sans ampoules ni courbatures.

 

Le bon outil vous permet de couper sans trop d’efforts… et en toute sécurité ?

Alexis Surre : Pour moi, la sécurité, c’est un tout : un outil bien équilibré, une tête de qualité qui ne se déforme pas, un manche qui ne casse pas. Et je coupe toujours avec des gants, des lunettes et de bonnes chaussures. C’est ce qui permet de passer à autre chose après, sans s’être fait mal.

Le vrai danger, c’est le métal : quand on tape avec la masse sur un coin en acier, un éclat peut partir, et dans l’œil, ça ne pardonne pas. Le coin Leborgne a une surface de frappe en polymère, du coup quand on tape sur la matière, il n’y a plus d’éclat métallique. On garde ses lunettes, bien sûr, mais là, le danger est supprimé à la source.

Et il y a un détail qui n’en est pas un, pour la sécurité également : la couleur ! Au jardin, on éparpille vite ses outils. À 19 h, dans l’herbe et les branchages, un manche en bois disparaît. Le jaune Leborgne, paf, on le voit tout de suite. Un outil qu’on repère du premier coup d’œil, c’est un outil sur lequel on ne trébuche pas, et qu’on ne cherche pas à tâtons dans la pénombre.

« Le danger est supprimé à la source »

 

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui vient d’installer son premier poêle et qui s’apprête à couper son bois pour la première fois ?

Alexis Surre : De s’équiper d’un refendeur de bûches inversé ! Dans un poêle ou un insert, on a besoin de petit bois pour démarrer le feu. Avec cet outil Leborgne, pas besoin de soulever une hache ni de viser : on pose la bûche sur la lame, un petit coup de massette, et ça fend tout seul. La lame est large et très affûtée, comme une lame de rasoir, et l’arceau protège les mains. Pour quelqu’un qui débute, c’est extra : c’est sécuritaire et accessible.

Pour de plus grosses bûches, le bon parcours, c’est le Merlin éclateur pour fendre, puis le refendeur pour faire le petit bois. Et toujours des gants et des lunettes. Ensuite, il y a ce plaisir : se retrouver au coin du feu, et se dire que c’est nous qui l’avons coupé.

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