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Le Potager Bordelais : histoire d’un jardinier amateur devenu une référence sur les réseaux sociaux
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Jardin - 03.11.2021

Le Potager Bordelais : histoire d’un jardinier amateur devenu une référence sur les réseaux sociaux

Le Potager Bordelais : histoire d’un jardinier amateur devenu une référence sur les réseaux sociaux

C’était en 2020 en Gironde, au moment du premier confinement : Guillaume Verspieren donne naissance au Potager Bordelais. A travers son blog et son compte Instagram, le jardinier amateur raconte son potager et sa passion pour la permaculture. Avec de magnifiques photos, il échange aujourd’hui avec sa communauté de plus de 10 000 fans, répond aux questions de ses followers et continue sans cesse à améliorer sa pratique. Le partage est dans sa nature. Il apprécie prodiguer des conseils, notamment sur les outils Leborgne ergonomiques, solides et de qualité qu’il recommande. Rencontre avec cet amoureux des tomates qui, après avoir cultivé une parcelle de 150 m2 en jardin partagé, bichonne aujourd’hui son potager de 15 m2… Une autre façon de jardiner qui en inspire plus d’un !

 

Racontez-nous qui est donc le créateur du Potager Bordelais ?

Guillaume Verspieren : C’est d’abord un passionné de l’environnement ! Je travaille dans une société spécialisée dans le remplacement des bouteilles à usage unique par le biais de fontaines à eau sécurisées. Le respect de l’humain, de l’environnement, ce sont des valeurs que je retrouve dans la permaculture. Avec mon compte Instagram, Le Potager Bordelais, j’ai voulu mettre en avant une autre façon de jardiner. Grâce à la permaculture, l’idée est de créer un écosystème, de s’inspirer de la manière dont la nature fonctionne. J’ai trois enfants et je leur apprends à jardiner, à prendre soin de la nature. Et ça me plaît beaucoup !

 

Quel est votre parcours de jardinier ? Est-ce une passion que l’on vous a transmise ?

Guillaume Verspieren : Absolument ! Enfant, j’avais la chance d’être dans une maison avec jardin. Mon père, comme moi aujourd’hui, était passionné de jardinage. Déjà à l’époque, j’avais ce contact avec la nature. Pour être jardinier, je crois qu’il faut une certaine sensibilité, il faut être curieux, persévérant. Même plus tard en appartement, j’ai toujours eu des plantes. Il y a deux ans, j’ai déménagé dans un appartement dont le balcon était très mal orienté. C’est là que j’ai loué une parcelle de 150 m2 dans les jardins familiaux de Bruges et que j’ai vraiment pu créer mon potager. C’est aussi là que j’ai eu envie de partager ma passion sur Instagram et à travers un blog. Aujourd’hui, après avoir une nouvelle fois déménagé, je suis dans un appartement au rez-de-chaussée avec un potager de 15 m2 et je suis suivi par plus de 10 000 personnes sur Instagram.     

 

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« Avec la permaculture, je m’appuie sur la nature et obtiens de meilleurs résultats »

 

Ce doit être un sacré défi de passer d’une surface aussi importante à un potager beaucoup plus petit ?

Guillaume Verspieren : C’est vrai, j’ai divisé par 10 sa surface ! Mais figurez-vous que je suis encore plus heureux avec mon petit jardin juste devant chez moi ! En fait, malgré la permaculture, louer un potager à distance représentait beaucoup de travail. On peut maintenant dire que j’ai un jardin de poche. Et finalement, je conseille à tous de partir d’une petite surface, quitte à l’agrandir par la suite. Mon modèle, ce serait plutôt de créer des carrés de potager plutôt que de voir trop grand et de risquer de se dégoûter du jardinage. 15 m2, c’est suffisant pour se rendre compte de l’intérêt de planter certains fruits et légumes. Aujourd’hui, les tomates du commerce sont faites pour résister au transport mais elles n’ont aucun goût. Le jardinage est un moyen de sensibiliser aux questions environnementales et alimentaires.

 

Comment avez-vous acquis les principes de la permaculture ?

Guillaume Verspieren : Ça a commencé il y a un peu plus de deux ans. J’ai regardé des vidéos sur internet. J’ai lu des livres sur la permaculture. C’est un mode de culture de plus en plus tendance, on voit de plus en plus d’ouvrages sur le sujet. Il y a quelques années, j’avais abandonné parce que je n’arrivais pas à jardiner, tout me lâchait. Maintenant, avec la permaculture, je m’appuie sur la nature et grâce à cela, j’obtiens de meilleurs résultats en passant beaucoup moins de temps dans mon potager. Cela me permet d’aller créer de nouveaux potagers chez des amis ou encore d’avoir pour projet d’installer un potager dans un EHPAD. Je recommande la permaculture à tous mais je rappelle aussi qu’elle a ses limites. Il ne suffit pas toujours de pailler, de planter des fleurs mellifères ou d’installer un hôtel à insectes. Vous pouvez malgré tout être victime d’une invasion de limaces qui vont détruire tous vos plants. A certains moments, il faut prendre du recul et pourquoi pas traiter de façon très ponctuelle, quitte à sous-doser. L’agriculture raisonnée peut aussi être intéressante.

100 kilos de 30 variétés de tomates différentes la première année !

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La star de votre potager en permaculture, c’est la tomate… C’est un coup de foudre ?

Guillaume Verspieren : C’est vrai que c’est mon produit-phare ! Je suis très fier parce que j’arrive à traiter mes plants de tomates uniquement avec des produits naturels. Je dilue simplement un litre de lait dans 5 litres d’eau. C’est ce qui va me permettre de protéger mes plants des maladies fongiques comme le mildiou ou l’oïdium. En octobre, j’ai la bonne surprise d’avoir encore des tomates alors que beaucoup de jardiniers n’en ont plus du tout. Si j’ai des plants malades, au lieu de les arracher ou de les brûler, je vais enlever les tiges et les feuilles abîmées et les composter. Il faut laisser la nature reprendre. De façon générale, la meilleure façon de voir si on jardine de manière vertueuse, c’est tout simplement d’observer l’écosystème se développer : des feuilles bien vertes, des lézards, des pollinisateurs, des papillons, etc.

 

La première année sur votre parcelle de 150 m2, vous aviez fait une récolte particulièrement impressionnante…

Guillaume Verspieren : Effectivement, j’avais produit 100 kg de tomates avec pas moins de 30 variétés différentes. Je n’aime pas trop faire des bocaux avec des produits frais. Mais comme j’habitais en résidence, j’avais mis, dans le hall de mon immeuble une cagette pour mettre les tomates à disposition de mes voisins de façon gracieuse. Le partage est aussi une valeur qui rejoint la permaculture. C’est d’ailleurs pour ça que je prends plaisir à aller créer d’autres potager chez des amis ou des gens rencontrés via internet. C’est une vraie satisfaction de se dire que l’on est de plus en plus nombreux à cultiver.

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« Créez un petit écosystème et soyez poétiques ! »

 

Quel est votre mode d’emploi pour celles et ceux qui voudraient se lancer dans un potager en permaculture ?

Guillaume Verspieren : D’abord, il faut se dire qu’on peut cultiver tout au long de l’année. Là, en ce moment en automne, c’est la période idéale pour planter des arbres fruitiers. De façon très simple, je mettrais 20 cm de paille en épaisseur pour nourrir le sol, éviter les phénomènes de tassement, permettre aux insectes de se développer et garder la chaleur de la terre pour cultiver un peu plus longtemps les fruits et légumes d’été sur l’automne. Donc on paille le sol, ensuite on crée un hôtel à insectes, on met aussi en place un nichoir pour les oiseaux. Ils mangeront les limaces qui peuvent être néfastes pour votre jardin si elles sont trop nombreuses. On fait en sorte de cultiver aussi bien des légumes que des arbres fruitiers. Les arbres vont produire de la manière organique qui va permettre d’enrichir le sol. Le but est toujours d’essayer d’équilibrer l’azote et le carbone. L’idée générale est de créer un petit écosystème. Et finalement, mon conseil, c’est de tout mélanger pour se rendre compte par soi-même des bonnes et des mauvaises associations et de conserver un côté un peu poétique. Dans mon petit potager de 15 m2, j’ai procédé au feeling : il y a un artichautier, un plant de rhubarbe, de la lavande, de la menthe et bien d’autres !

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Et côté outillage, quels conseils peut-on donner aux nouveaux permaculteurs ?

Guillaume Verspieren : Pour ma part, j’ai la chance de tester régulièrement les outils Leborgne. Bien sûr, on n’a pas besoin de toute la gamme. Il y en a un qui m’a vraiment beaucoup servi, c’est le Biogrif. C’est un outil qui a deux manches et qui évite de se faire mal au dos. Après, je travaille beaucoup à même le sol et là, je vais utiliser principalement le Transplantoir. C’est une petite pelle pour planter. Je vais aussi me servir d’un couteau pour désherber et d’une griffe pour gratter un peu le sol. On se rend compte que le jardinage est accessible à tous. Mais bien sûr, plus la parcelle est grande, plus on va avoir besoin d’outils. Aujourd’hui, si je ne devais en garder qu’un, ce serait le transplantoir. Cette petite pelle me permet de gratter le sol, de faire un trou et de planter. J’adore planter, je plante un peu partout dans mon jardin. Ce n’est pas forcément très ordonné mais c’est ce que j’apprécie chaque jour.

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« Léger, agréable et solide : c’est ma définition de l’outil idéal »

 

Selon vous, qu’est-ce qu’un bon outil ?

Guillaume Verspieren : Quand j’ai reçu mes premiers outils Leborgne, je me suis vite rendu compte de leur qualité. C’est d’ailleurs pour ça que je les prête à mes voisins. Un bon outil doit être confortable et c’est ce que j’apprécie sur les outils Leborgne. Ce sont des outils ergonomiques qui évitent de se blesser. En jardinant, on peut très vite faire un mauvais geste. Il faut donc que l’outil soit léger, agréable et solide. Lors de mon premier potager, j’avais essayé des outils low-cost et j’avais réussi à casser non seulement le manche en bois mais aussi la partie métallique. Ensuite, j’avais acheté des outils anciens sur internet mais ils étaient lourds, moins ergonomiques et n’étaient pas agréables à utiliser. Et s’il fallait inventer un nouvel outil, je crois que ce serait le couteau suisse du jardinier urbain : un seul outil avec plusieurs fonctions comme le transplantoir, le couteau, la griffe, pour éviter d’aller chercher chaque outil !

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Le Potager Bordelais, c’est au jardin mais c’est aussi sur internet avec un blog et un compte Instagram… Pourquoi avoir investi la toile ?

Guillaume Verspieren : Au moment où l’aventure a commencé en plein confinement, l’intérêt pour moi était d’aller chercher des gens qui s’intéressaient vraiment au jardinage. Je me suis abonné à un certain nombre de comptes de jardiniers et en retour, ils s’abonnaient au mien. Ce qui est génial aujourd’hui, au-delà du nombre d’abonnés, c’est l’interactivité. C’est très gratifiant de mettre une photo et de voir qu’elle est likée par des centaines d’internautes et commentée. J’ai été surpris par l’ampleur que ça a pris. Aujourd’hui, j’ai une vingtaine de marques qui gravitent autour du Potager Bordelais, je peux discuter avec des experts, tester du bon matériel comme celui de Leborgne. Grâce aux réseaux sociaux, j’enrichis mes compétences, j’améliore ma façon de jardiner, j’apprends de nouvelles techniques. L’astuce du lait dilué pour traiter les tomates, c’est un conseil que m’a donné Tom le jardinier, un jardinier suisse qui l’avait mis en avant dans ses posts. Voilà pourquoi internet compte beaucoup.

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« L’outil permet d’avoir un potager plus productif »

 

Est-ce que l’on parle beaucoup outils sur Instagram ?

Guillaume Verspieren : Bien sûr ! Quand je reçois du matériel, je le teste et je le mets en avant. Si j’ai mis en avant les outils Leborgne, c’est parce que ce sont des outils de qualité qui me sont utiles. La Biogrif est un outil vraiment connoté permaculture, ça permet d’aérer le sol. Certains vous diront que les vers de terre peuvent le faire à la place de l’outil. Moi, je recommande à ma communauté d’utiliser la Biogrif pour aérer le sol, l’enrichir, et ensuite, une fois que c’est en place, je laisse faire la nature.

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Comment faites-vous ?

Guillaume Verspieren : Je vais simplement pailler le sol et les vers de terre vont arriver. Utiliser d’abord l’outil permet de gagner du temps et d’avoir un potager plus productif. La permaculture oui ! Mais toujours en prenant du recul par rapport à sa pratique. S’il fallait juste mettre de la paille et attendre que ça pousse, ça se saurait. Il y a toujours un moment où il faut quand même travailler le sol avec les outils. Avec ma communauté, je comprends qu’il n’y a pas qu’une seule façon de jardiner, on en discute et c’est ça qui est intéressant dans le partage d’expérience.

 

Les tomates Voyage ou l’histoire d’une rencontre avec une inconnue…

 

Quels liens entretenez-vous avec votre communauté ? Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter ?

Guillaume Verspieren : Ce sont des liens forts qui m’ont vraiment surpris au début. J’ai en tête par exemple cette belle histoire : une abonnée que je ne connais pas m’a envoyé des semences de tomates Voyage. Dans son courrier, elle me disait que c’était un beau voyage et qu’elle viendrait voir les plants de tomates une fois qu’ils auraient poussé. Bon, elle n’a pas pu venir, mais j’ai trouvé vraiment magnifique le fait d’offrir des semences à un inconnu. Et franchement, je la remercie ! J’ai ainsi récolté des tomates en forme de grains de raisin, un peu farineuses mais très parfumées. J’invite tout le monde à faire pousser cette tomate qui sort un peu de l’ordinaire.

 

Que veut nous conseiller le Potager Bordelais pour conclure ?

Guillaume Verspieren : Jardinez ! Cela ne vous étonnera pas, mais j’invite vraiment tout le monde à faire du jardinage, même un petit peu. En Angleterre, c’est une activité considérée comme un sport. Et c’est vrai que c’est excellent pour la santé. Cela permet de faire de l’exercice sans s’en rendre compte, c’est passionnant et extrêmement enrichissant ! Alors à vos binettes !

 

Crédit photos : Guillaume Verspieren

 


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